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JARDIN DES TUILERIES, CONCORDEA l'Ouest. de la place du Carrousel le Jardin des Tuileries s'étend, sur une longueur de 920 m et une largeur de 325 m, jusqu'à la place de la Concorde, entre la rue de Rivoli et le quai des Tuileries. Sa superficie est de 25,5 hectares. La partie orientale ou jardins du Carrousel, comprise entre les deux galeries du Louvre, a été créée en 1889 sur l'emplacement de l'ancien jardin de Le Nôtre, enfoui sous les déblais du palais des Tuileries. On y a créé en 1964-1965 un « musée en plein air » comprenant 19 * statues en bronze du sculpteur roussillonnais Aristide Maillol (18611944) : dans les parterres N., l'Action enchaînée, la Rivière, la Nuit, la Méditerranée, l'Hommage à Cézanne, Vénus, Pomone, l'lie de France, la Baigneuse drapée; dans les parterres S., les Nymphes, le Monument à Port-Vendres, l'Air, l'Eté, Flore, la Baigneuse aux bras levés, la Douleur, la Montagne (donation Dina Viemy). La partie ancienne des Tuileries, entre l'avenue du Général-Lemonnier et la Concorde, est entourée de grilles (ouverture à 6 h ou 6 h 30; fermeture à 20 h du 1 er octobre au 30 avril, 22 h en mai, 22 h 45 du 1 er juin au 31 août, 22 h du 1 er au 15 septembre, 21 h du 16 au 30 septembre).
Le jardin des Tuileries est contemporain (1564) du palais commencé par Catherine de Médicis II marque « la naissance, dans la ville, de la promenade publique mondaine, suivant les données italiennes ~ (1\1. Poêle). Le jardin était orné de ln célèbre grotte de Palissy, dont certains fragments sont à Carnavalet. Le NÔtre cn reprit Je tracé en 1664 et en fit un chef-d'œuvre d'art classique, ordonné au palais ùe Louis Le Vau et d'Orbay (ci-dessus). Les parterres sont ornés de statues. Les plus intéressantes sont celles des Coustou et de Coysevox. Les autres n'ont en général qu'une importance décorative et nous ne les mentionnons pas toutes. Immédiatement au-delà de l'avenue du Général-Lemonnier s'étend l'ancien jardin réservé du palais, établi sous le Second Empire, avec parterres, massifs et petits bassins; il est délimité à l'O. par un saut de-loup. On peut signaler, dans cette partie, au parterre N., Enée enlevant Anchise, par Le PauItre, Nymphe et Vénus à la Colombe de Nicolas Coustou; au parterre S., Flore, Zéphire et Hamadryade, de Coysevox. Au fond monument de Waldeck-Rousseau, par Marqueste (1909). En sortant de l'ancien jardin réservé, on se trouve en face d'un grand bassin. Au-delà, la grande allée centrale sépare deux vastes quinconces de marronniers et de tilleuls, dans lesquels ont été ménagés des espaces libres et des salles de verdure. Les deux premières de ces salles, dites autrefois « Jardins de Robespierre », ont à leur extrémité O. un hémicycle en marbre blanc construit sous la Convention (statues de Cérès et d'Aristée, par Gatteaux). Le jardin est bordé de chaque côté, et sur toute sa longueur, par deux terrasses assez étroites qui s'épanouissent à leur extrémité O., de part et d'autre de l'entrée principale du jardin. De chaque côté du bassin, des escaliers et des rampes à pente douce accèdent à ces terrasses qui portent, celle du N. le Jeu de Paume, celle du S. l'Orangerie. Les deux terrasses (aux angles, les Lions de Florence, d'après Vacca) commandent une vue admirable sur la place de la Concorde. LA TERRASSE DU BORD DE L'EAUconstitue, tout le long du quai des Tuileries, une charmante promenade dominant, d'un côté la Seine, de l'autre le jardin. A son extrémité O., élargie en 1853, le musée de l'Orangerie, annexe du Louvre, sert principalement à des expositions temporaires; deux salles ovales abritent les Nymphéas (1927), de Monet. A hauteur de ce bâtiment, contre le mur de la terrasse dominant le quai des Tuileries, une inscription signale l'emplacement de l'ancienne porte de la Conférence, bâtie en 1632, démolie en 1730. De l'autre côté, la TERRASSE DU JEU DE PAUME porte l'ancien Jeu de Paume (1851) qui abrite depuis 1958 le musée de l'Impressionnisme (p. 882), section du musée du Louvre, consacré à la peinture française de la seconde moitié du XIXe s. Au palier de l'escalier d'accès, au N, du bassin, buste de Le Nôtre (1613 1700), réplique de celui de l'église Saint-Roch, par Coysevox. Sur la terrasse, monument de Charles Perrault (1628-1703), l'auteur des célèbres , Contes " qui obtint que le jardin fut ouvert au public. Derrière le Jeu de Paume, au pied de la terrasse, vestiges de la façade du château des Tuileries de Philibert Delonne . A un niveau un peu inférieur à celui de la terrasse du Jeu de Paume, s'étend tout le long de la rue de Rivoli la TERRASSE DES FEUILLANTS qu'a rendue célèbre la période révolutionnaire: elle doit en efIet son nom à un couvent de Bénédictins ou Feuillants qui l'avoisinait et qui devint, en 1791, le lieu de réunion du club des républicains modérés. La célèbre salle du Manège était située aussi près de cette terrasse. Au-delà du bassin octogonal s'ouvre à l'O., entre les deux terrasses, l'entrée principale du jardin, donnant sur la place de la Concorde. A g., avant de franchir la grille, plaque commémorative de la première ascension dans un aérostat à gaz, accomplie le 1 er déco 1783, de cet endroit, par les aéronautes Charles et Robert. Les pilastres de la grille portent les célèbres statues équestres de Coysevox: la Renommée, à dr., et Mercure, à g., amenées de Marly en 1719. paris invalide
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