Hôtel :

  Hotels Paris
(liste des 250 sites officiels des hôtels de Paris, classés par étoile)

Vos experiences :

  Livre d'Or - Faites nous part de votre experience sur Paris

Balade :

  Balade sur le canal St Martin
  Balades dans Montmartre
  Une balade dans Paris (4 km à pied)
  Une promenade près des Invalides

A voir :

  Le XVI côté jardins
  Jardin Tuileries
  Cathedrale Notre-Dames
  Jardin du Luxembourg
  Parc des Buttes Chaumont
  Bois de boulogne
  Parc Monceau
  Photos de Paris
  Monuments dans Paris

Infos utiles :

  Taxis Parisiens

  Sports a paris
  Liste des Universites dans paris
  Location vehicules
  Night club et discothèques
  Randonnées en France

  Partners :
 
    Paris hotel
  Paris hotels
    Ressources liens
 
Contact :

  aparis@a-paris.net

Cathédrale Notre-Dame

 

NOTRE-DAME à Paris, cathédrale de la capitale et «paroisse de l'histoire de France », célèbre universeIlement, est l'un des plus parfaits chefs-d'œuvre de l'art du Moyen Age et de l'art de tous les temps.
La cathédrale érige sa haute stature à l'extrémité S.-E. de l'île de la Cité. L'endroit est consacré depuis l'origine. Dès le 1er siècle, un temple païen s'y élève, dont on retrouva les restes en 1711; probablement au IVe s., une église Saint-Etienne lui succède (mentionnée en 690), à laquelle vient s'adjoindre au VIe et un peu plus à l'O. la première Notre Dame dont parlent Grégoire de Tours et Fortunat. Saint-Etienne prend rang de cathédrale au début du IXe s., lorsque les Normands ruinent Notre-Dame; celle-ci reprend sa place au Xe s., lorsqu'elle est reconstruite, tandis que Saint-Etienne s'effondre au début du XIe s. Au XIIe s., les besoins accrus et la floraison architecturale qui s'épanouit incitent à doter Paris d'une cathédrale digne de la grande cité royale: c'est Notre-Dame de Paris, qui se dresse là depuis 800 ans.
Ainsi, l'on ne cessa de prier dans ces lieux où, selon Jullian, s'agenouilla « peut-être St Denys lui-même ».

C'est Maurice de Sully (sur Loire) qui, évêque en 1160, décida la construction d'un grandiose édifice en remplacement des églises Notre-Dame et Saint-Etienne. Commencés en 1163, les travaux allaient durer jusqu'en 1330 environ.
La 1re. campagne (1163-1182) dresse le chœur et son double bas-côté, ses tribunes, le mur E. des croisillons; on commence la sculpture des portails de la façade, le maitre-autel est consacré le 19 mai 1182. La 2e campagne (1180-1200) édifie le mur O. des croisillons, les piles O. de la croisée, les trois dernières travées doubles de la nef (avec les travées des deux bas-côtés) et les tribunes. La 3e campagne (1190-1220) établit les tours et la travée de nef qui les joint, monte la façade jusqu'à la rose (l'étage de la rose serait de 1220-1225), et plante les fondations de la 1re travée double de la nef qui fut élevée (avec les travées voisines des bas-côtés et des tribunes) de 1210 à 1220. Une dernière campagne érige la tour S. (1225-1240), la tour N. et la galerie haute entre les deux (1235-1250).

L'architecte de génie qui bâtit la cathédrale sur les plans de Maurice et d'Eudes de Sully (évêque de 1197 à 1208, non parent du premier) demeure inconnu. Son œuvre va recevoir des retouches ou additions au XIIIe s. et au début du XIVe s. Déjà, les combles avaient été refaits (vers 1220 pour le chœur, 1230 pour la nef); de 1225 à 1235, on modifie les parties hautes pour remédier à l'obscurité. Enfin, les fondations pieuses. nécessitant la construction de chapelles, il fallut élargir les croisillons, vers 1250 au N., en 1258 au S. Le maltre d'œuvre fut Jean de Chelles, à qui succède vers 1265 le grand bàtisseur Pierre de Montreuil : celui-ci achève les croisillons, les chapelles, la porte Rouge, commence le remplacement des arcs-boutants du chœur. Pierre de Chelles bâtit le jubé de 1300 à 1318, commence dès 1296 les chapelles du chevet, que continuera Jean Ravy, maître d'œuvre de 1318 à 1344. C'est Jean Ravy qui lermine les chapelles rayonnantes N. et lance les magnifiques arcs-boutants du chœur, d'une volée de 15 m comme rayon, ceux-là mêmes qu'on admire encore. Son neveu Jean le Bouteiller prend la suite, jusqu'en 1363, date à laquelle Raymond du Temple, son adjoint depuis 1359, dirige seul.

Trois siècles passent qui, malgré l'évolution du goût, respectent le chef d'œuvre gothique. L'adversité commence à la fin du XVIIe s., lorsque Robert de Cotte détruit le jubé, les stalles, les bas-reliefs à la clôture du chœur, le maître-autel et les tombeaux pour la réalisation du Vœu de Louis XIII (1638) qui impose un nouvel aménagement . Au XVIIIe s., les chanoines remplacent les vitraux par des verres blancs, badigeonnent les murs. En 1771, Souillot détruit le trumeau et une partie du tympan du portail central pour permettre au dais processionnel de sortir. La Révolution n'avait qu'à suivre: les rois de Juda de la façade, que le peuple avait toujours pris pour des monarques de France, sont abattus; les grandes statues des portails (sauf la Vierge de la porte du cloitre) également; l'intérieur est pillé, l'autel devient celui de la déesse Raison, l'église subit des sorts divers avant d'être solennellement rendue au culte en 1802;
Il n'en restait guère que le squelette, parfois effrité. Le livre fameux de Hugo, Notre-Dame de Paris (1831), qui exprimait à sa façon le retour au gotbique, créa un mouvement qui aboutit en 1844 au décret de Louis-Philippe prescrivant la restauration, confiée à Lassus et Viollet-le-Duc . C'est celui-ci qui en reste l'auteur principal et responsable; il a pratiqué son intervention avec une science, une habileté, une audace enfin, pareillement extraordinaires.Ses ateliers de sculpture refirent une grande partie du décor; il érigea la flèche, modifia, transfigura ou défigura; mais il sauva.

Les travaux intérieurs achevés, Mgr Darboy avait consacré la cathédrale le 31 mars 1864, cérémonie qui n'avait pas eu lieu au Moyen Age. La Commune de 1871, en tuant l'archevêque, faillit aussi anéantir l'édifice qui n'échappa à l'incendie qu'au dernier instant.

paris notre dames

L'importance de Notre-Dame de Paris est extrême sur le plan de l'architecture. Elle est, en effet, la dernière d'une vieille lignée des grandes églises à tribunes, issue de Saint-Denis et des églises aglo-normandes, Noyon, Senlis, Laon surtout; mais cette tradition s'épanouit avec une ampleur singulière et un bonheur parfait à Notre Dame. L'édifice n'est pas moins chef de file: il est l'un des premiers à arcs-boutants, il dominera toute l'architecture religieuse de l'Ile de France; l'art magnifique de Jean de Chelles et Pierre de Montreuil rayonnera jusque sur le Neckar, jusqu'à Upsal, en Suède où la cathédrale fut construite par Estienne de Bonneuil qui avait quitté le chantier de Notre-Dame pour ce faire. L'importance historique de Notre-Dame est immense. On ne peut ici que nentionner quelques dates: 1229, le jeudi saint, Raymond VII de Toulouse fait amende honorable; 1239, St Louis, pieds nus, porte la couronne d'épines, et bientôt c'est son cercueil que l'on ramènera de Tunis ici; 1302, 1ers Etats généraux; 1430, Henri VI d'Angleterre est couronné roi de France; mais en 1447, Charles VII célèbre par un Te Deum la reprise de Paris; 1590, les chefs de la Ligue jurent de ne jamais reconnaitre le huguenot Henri; mais en 1594, le 22 mars, Henri IV rend grâce pour Paris recouvré; en 1660, c'est le Te Deum célébré à l'occasion du mariage de Louis XIV; c'est Luxembourg - le tapissier de Notre-Dame - qui porte ici les drapeaux ennemis; en 1668, Turenne abjure; le 10 mars 1687, Bossuet prononce l'oraison funèbre de Condé; au XVIlle - malgré Versailles - Notre-Dame garde encore sa place, et c'est là que les reines - Marie Leczynska, Marie-Antoinette, - viennent prier à leurs relevailles; le 2 décembre 1804, c'est le sacre de Napoléon, le sacre peint par David; les drapeaux d'Austerlitz « tapissent» eux aussi Notre-Dame l'année suivante; en 1811, baptême du roi de Rome. La cathédrale restaurée, la cathédrale du Romantisme et de Viollet-le-Duc, connait de nouveau la pompe impériale pour le mariage de Napoléon III (30 janvier 1853), le baptême du prince impérial en 1856. Depuis 1918, la vieille église semble avoir plus que jamais repris sa place, avec les funérailles nationales de Maurice Barrès (1923), de Foch (1929), de Joffre (1931), de Raymond Poincaré (1934), du général Leclerc (1947), du maréchal de Lattre de Tassigny (janvier 1952), de Paul Caudel (février 1955), du marécbal Juin (février 1967), et surtout la cérémonie le la Libération, le 26 août 1944, et le Te Deum de la Victoire, le 9 mai 1945. Le 12 novembre 1970, en présence de nombreux chefs d'Etat étrangers, eurent lieu les obsèques officielles du général de Gaulle, alors que le même jour à Colombey-les-Deux-Eglises se déroulait la cérémonie privée suivie de l'inhumation.

Ce n'est point seulement ici, d'ailleurs, le temple des grands événements royaux : baptêmes, mariages, funérailles, victoires; sous l'ancien régime, la tradition s'établit de plus en plus d'inhumer dans ce sol sacré; beaucoup de familles ou de confréries eurent ainsi leur chapelle à Notre-Dame dont le pavement recouvre partout des morts. De nos jours, les archevêques de Paris sont seuls à être inhumés dans la cathédrale; leur caveau est situé au milieu du chœur.
N'oublions pas un détail, généralement omis: l'influence de la cathédrale s'est exercée aussi dans la musique, vers la fin du XIIe et au XIIIe s. L'Ecole de Notre-Dame de Paris, avec les Léonin, les Perotin, prend la tête du mouvement polyphonique el lui imprime un essor inconnu jusqu'alors.


DESCRIPTION. - Le plan de Notre-Dame, simple et d'une grande harmonie, est ainsi défini par Marcel Aubert: « Un long vaisseau entouré d'un double bas-côté qui le ceint complètement, coupé presque en son milieu par un large transept, à peine saillant à l'extérieur, le tout maintenu et buté par les contreforts.»

Les dimensions traduisent numériquement cette harmonie parfaite; NotreDame a 130 m de longueur dans œuvre, 48 m de large, 35 m de hauteur sous voûte (69 au sommet des tours); la superficie est de 5 500 m', la superficie des points d'appui 816,4. Selon les calculs de Viollet-le-Duc, l'édifice peut contenir environ 9 000 personnes (dont 1 500 dans les tribunes).

La façade occidentale, c'est-à-dire la façade principale, sur le parvis, - on serait tenté d'affirmer qu'elle a été conçue d'un seul jet et par un seul artiste, tant elle est empreinte à la fois d'unité et de grandeur, est dominée par les deux grandes tours quadrangulaires, hautes de (69 m), et se divise en trois étages bien distincts, et de proportions harmonieuses :
- Triple PORTAIL surmonté de la Galerie des rois. - Le portail du centre ou portail du Jugement a 7 m de haut. Au trumeau, statue du Christ, de 1885 : au tympan, le Jugement dernier; le registre inférieur du double linteau (Résurrection des morts) ainsi que les figures des piédroits sont modernes; les voussures ont trait au Jugement, au Paradis, à l'Enfer; aux piédroits, sous les grandes statues, deux rangées de bas-reliefs d'une grande délicatesse d'exécution représentent les Vertus et les Vices. - Le portail de g., dit portail de la Vierge, de quelques années antérieur au portail du Jugement, est le plus remarquable par sa composition. Au trumeau, la Vierge mère foulant au pied le serpent, restitution moderne. Au tympan: en bas, trois Prophètes et trois Rois, ancêtres de la Vierge; au milieu, Résurrection de la Vierge; en haut, son Couronnement (aux voussures: prophètes, rois, anges). Dans l'ébrasement, statues de saints, refaites sous la direction de Viollet-le-Duc. Aux piédroits et aux faces latérales du trumeau, petits bas-reliefs représentant les travaux des mois chez le pauvre et chez le riche. - Le portail de dr., dit portail Sainte-Anne, est formé en grande partie de pièces sculptées vers 1160-1170 pour un portail plus étroit; les pièces de raccord: différentes statuettes des voussures, partie inférieure du linteau, sont du XIIIe s. Au trumeau, statue de St Marcel foulant au pied le dragon, copie de la statue du XIIe s. dont l'original est conservé dans la salle haute de la tour Nord. Au double linteau, scènes de la vie de Ste Anne et de la Vierge; au tympan, la Vierge en majesté, deux anges, un roi et un évêque qui pourraient être Louis XII fondateur de la cathédrale et Maurice de Sully; aux voussures, la Cour céleste; dans les ébrasements, statues de saints refaites au XIXe s. - Les pentures en fer forgé, celles de la porte Sainte-Anne surtout, sont des chefs-d'œuvre de la ferronnerie du Moyen Age. Elles ont été restaurées par Boulanger, qui a également créé les nouvelles ferrures de la porte centrale.
Dans les contreforts qui encadrent les portes de la façade, sous quatre niches, des statues modernes: St Etienne, l'Eglise, la Synagogue et St Denis; une niche semblable, en retour d'équerre dans le contrefort à dr., abrite la statue moderne de St Marcel foulant le dragon.
Au-dessus des portails s'étend la Galerie des rois de Juda et d'Israël, ancêtres du Christ selon St Matthieu, dont les 28 statues, détruites en 1793, ont été refaites d'après les dessins de Viollet-le-Duc. Elle est surmontée d'une balustrade dite Galerie de la Vierge, ornée de statues modernes (au centre, la Vierge entre deux anges; à dr., Adam; à g., Eve).

- ROSE, large de 9,60 m, la plus grande à l'époque (1220-1225), fort belle et flanquée à dr. et à g. de doubles fenêtres encadrées par un grand arc de décharge.

- Une belle GALERIE A JOUR faite d'arcatures réunit les deux tours qui n'ont pas reçu les flèches prévues (on dut finalement les juger inutiles). Des statues colossales de monstres et d'oiseaux nocturnes, cachés en partie par la balustrade qui surmonte la galerie, s'élèvent aux angles des contreforts: toutes ont été dessinées par Viollet-le-Duc. L'une d'elles, le célèbre Stryge, a été popularisée par une gravure de Méryon.

La TOUR NORD renferme un escalier de 387 marches. La TOUR SUD abrite le bourdon, de 13 tonnes, refondu en 1686; son battant, mû électriquement depuis 1953, pèse 488 kg.
Dans la tour Nord, à mi-hauteur, se trouve une salle où a été établi un comptoir de vente. Y sont en outre réunies plusieurs toiles de Guido Reni (vers 1636), Louis Carrache (XVII' s.), Carle Van Loo (1743), Etienne Jeaurat (XVIII' s.), ainsi que des sculptures originales provenant de la cathédrale: notamment le Saint-Marcel du trumeau du portail Sainte-Anne et douze statues mutilées dont certaines pouvaient appartenir au portail Saint-Etienne.

Les façades latérales et l'abside se composent de trois étages distincts en retrait l'un sur l'autre. On admire la hardiesse des arcs-boutants de l'abside, dus à Jean Ravy, et qui ont 15 m de portée.

Le portail Sud ou Saint-Etienne a été commencé en 1257, sous la direction de Jean de Chelles, comme l'atteste une inscription latine qu'on lit sur le soubassement, et achevé par Pierre de Montreuil ou Montereau. Au trumeau, St Etienne, par Geoffroy-Dechaume; au tympan, prédication et martyre du saint; de chaque côté, près de six statues modernes d'apôtres, médaillons encore mal compris, représentant probablement des scènes de la vie d'étudiant au XIIIe s. Au-dessus du portail, trois galeries, une magnifique rose, un gâble ajouré.

Le portail Nord ou du Cloître a été construit vers la même époque que le portail S. Au trumeau, belle statue de la Vierge, debout et tenant l'Enfant Jésus; au tympan, dans la partie inférieure, scène de l'Enfance du Christ; dans les deux zones supérieures, histoire légendaire du diacre Théophile.
Au-delà du portail N., la petite PORTE ROUGE (de P. de Montreuil sans doute) est réservée aux chanoines; au tympan, Couronnement de la Vierge; aux voussures scènes de la vie de St Marcel.

A g. (E.) de la porte Rouge, sous les fenêtres des chapelles du chœur, sept bas-reliefs du début du XIVe S. représentent la Mort, l'Ensevelissement, la Résurrection, l'Assomption et le Couronnement de la Vierge, le Jugement dernier avec la Vierge intercédant auprès de son Fils, et le miracle de Théophile.

La FLÈCHE, haute de 45 m (90 m au-dessus du sol), a été rétablie, en 1859-1860, par Viollet-le-Duc, à l'imitation de l'ancienne qui, datant de 1220-1230, avait été démolie à la fin du XVIIIe s. Elle est en chêne recouvert de plomb et pèse 750 tonnes.

L'INTERIEUR, long de 130 m, large de 48 au transept et haut de 35, se compose d'une sorte d'avant-nef de deux travées situées sous et entre les tours; d'une nef principale de huit travées voûtées deux à deux, flanquée de chaque côté de doubles collatéraux bordés extérieurement de chapelles (sept de chaque côté); d'un transept aux croisillons peu saillants; d'un chœur de cinq travées et d'une abside autour desquels se prolongent les doubles collatéraux et leur ceinture de chapelles (29 au total pour la cathédrale). Au-dessus des collatéraux règnent de spacieuses tribunes voûtées qui s'ouvrent par trois arcades dans chaque travée de la nef et par deux dans celles du chœur, encadrées par un grand arc de décharge. Plus haut s'ouvrent les grandes fenêtres, divisées par une mince colonnette, remaniées au XIII. s. Les voutes, sexpartites dans la nef et le chœur, reposent sur 76 piles isolées, la plupart mono-cylindriques, celles-ci avec des chapiteaux à feuillages et à crochets, d'un style large et gracieux.

Les trois grandes roses ont seules conservé en partie leurs vitraux du XIIIe s. La rose Ouest (façade), presque entièrement refaite par Viollet-leDuc, représente les travaux des mois et les signes du zodiaque, les Vertus et les Vices, les prophètes et, au centre, la Vierge;la rose Nord (presque intacte), les grands prêtres, les juges, les rois de l'Ancien Testament et les prophètes, entourant la Vierge mère;la rose Sud (fortement restaurée en 1737), les Vierges sages et les Vierges folles, des saints et des saintes, des apôtres, des anges et, au centre, le Christ.

NEF. - Au bas de la nef: orgues de Cliquot (6 000 tuyaux; 110 registres; 5 claviers). Une nouvelle console à commandes électriques a été mise en place en 1962, faisant de l'instrument de Notre-Dame le plus grand orgue français (113 jeux réels). Les baies de la nef et les rosaces des tribunes ont reçu en 1965 une garniture complète de vitraux modernes non figuratifs qui remplacent les tristes grisailles du XIX. s. Ces verrières sont dues à Jacques Le Chevallier qui, en utilisant les matières et les couleurs du Moyen Age, a créé une symphonie colorée à dominantes de bleu pur ou de rouge ardent.
Les chapelles des bas-côtés ont été récemment l'objet d'un nettoyage. M. Auzas, inspecteur principal des Monuments Historiques chargé de la cathédrale, y a placé plusieurs des grandes toiles, dites « mays " que la corporation des orfèvres offrit à Notre-Dame, chaque 1er mai, de 1630 à 1707, et qui, à l'époque, étaient accrochées en divers endroits et notamment aux piliers de la nef.
CHAPELLES DU BAS-CÔTÉ SUD (à dr.) : - chapelle 1 : chapelle d'origine de la corporation des Orfèvres et qui lui a été attribuée à nouveau en 1964; grille de Subes; autel en cuivre doré repoussé et Christ en croix de Ph. Kaeppelin; au mur, la Lapidation de St Etienne, may de 1651, par Charles Le Brun; - chapelle 2: le Marlyre de St André, may de 1647, par Ch. Le Brun; sur l'autel, à sa place d'origine, le Martyre de St Bar Ihélemy, par Lubin Baugin (XVIIe s.); - chapelle 3 : le Crucifiement de St Pierre, may de 1643, par Séb. Bourdon; - chapelle 4 : la Prédication de St Pierre à Jérusalem, may de 1642, par Charles Poerson; - chapelle 5 : le Centenier Corneille aux pieds de St Pierre, may de 1639, par Aubin Vouet; boiseries du XVIe S. aménagées en 1865; - chapelle 6: la Conversion de St Paul, may de 1637, par Laurent de La Hyre; sur l'autel, Nativité de Le Nain (XVIIe s.); Arbre de Jessé, vitrail de Didron (1864); - chapelle 7 : St Pierre guérissant les malades de son ombre, may de 1635,
par Laurent de La Hyre.

TRANSEPT: - Dans le croisillon N., la Prédication de St Paul à Ephèse, may de 1649, par Eust. Le Sueur; contre le pilier N.-E. de la croisée, statue de St Denis, par Nic. Coustou. Dans le croisillon S., la place est laissée vide pour le retour de Caen du Vœu de Louis XIII de Philippe de Champaigne, offert par le roi à la cathédrale en 1638 et exposé à cet endroit jusqu'à la Révolution. Contre le pilier S.-E. de la croisée, à dr. du chœur, célèbre statue de la Vierge, dite Notre-Dame de Paris, par usurpation d'ailleurs, la seule méritant ce titre étant celle de la porte du Cloitre; celle-ci, du XIVe S., proviendrait de la chapelle Saint-Aignan. A côté, inscription rappelant que le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc a été ouvert à Notre-Dame. Dans le dallage, en face du premier pilier séparant les deux collatéraux du pourtour, une inscription signale la place où se tenait Paul Claudel, le 25 décembre 1886, lorsqu'il fut touché par la soudaine illumination qui devait décider de sa conversion.

CHŒUR, fermé d'une petite grille. - Magnifiques boiseries du début du XVIIIe S., comprenant 52 stalles hautes et 26 stalles basses (il y en avait 114 en tout), exécutées par Louis Marteau et Jean Noël, d'après les modèles de J. Dugoulon et R. Charpentier. Les hauts dossiers des stalles sont ornés de bas-reliefs et séparés par des trumeaux décorés de rinceaux et des instruments de la Passion. Ces boiseries se terminent, de chaque côté, par une stalle archiépiscopale, surmontée d'un baldaquin avec des groupes d'anges sculptés par J. Dugoulon, d'après les dessins de Vassé. Le bas-relief de la stalle de dr. figure le Martyre de St Denis, celui de g. la Guérison de Childebert par St Germain, évêque de Paris. Aux autres bas-reliefs, scènes de la vie de la Vierge et du Christ et figures allégoriques.
Toute la décoration du chœur avait été refaite sous Louis XIV, en exécution du Vœu de Louis XIII, sous la direction de Robert de Cotte, de 1708 à 1725, et grâce à la libéralité du chanoine de La Porte. Il en reste encore les stalles (dont la disposition a d'ailleurs été modifiée par Viollet-le-Duc) et les sculptures qu'on voit derrière le maitre-autel :
la Vierge de Pitié, de Nicolas Coustou (1723), entre les statues de Louis XIIl, à dr., de Guillaume Coustou, et de Louis XIV, à g., un des beaux ouvrages de Coysevox, toutes deux de 1715; six Anges porteurs des instruments de la Passion.
POURTOUR DU CHŒUR. - Aux trois premières travées, de part et d'autre du chœur, restes de l'ancienne clôture (elle faisait autrefois le tour du chœur et en fermait l'entrée), décorée extérieurement de bas-reliefs commencés par Jean Ravy, achevés en 1351 par son neveu Jean Le Bouteiller, restaurés et repeints par Viollet-le-Duc. Sur le côté N. (le plus
ancien), 14 sujets relatits à la naissance et à la vie du Christ avant sa Passion; sur le côté S., 9 compositions représentant les apparitions du Christ ressuscité.
Au pourtour (en commençant par la dr.; V. le plan): plaque commémorative du 8e centenaire de la cathédrale; tombeaux de Mgr Affre (tué pendant l'insurrection de juin 1848), par Debay ainé; de Mgr Sibour mort assassiné ; du cardinal Dubois , par H. Bouchard (contre la clôture du chœur); - chapelle Saint-Guillaume: la Visitation, tableau de Jean Jouvenet (1716) : c'est une des huit grandes toiles qui faisaient partie de la décoration du Vœu de Louis XIII, dans le chœur; monument de Jean Juvénal des Ursins et de sa femme, Michelle de Vitry (XVe s.); mausolée de Henri-Claude d'Harcourt, lieutenant général, par Pigalle; - chapelle Saint-Georges qui fut de 1379 à la Révolution, la chapelle des cordonniers: tombeaux de Mgr Darboy, fusillé comme otage pendant la Commune en 1871, par Bonnassieux; statue de St Georges; en face, contre la grille du chœur, mémorial du cardinal Verdier; - chapelle de la Vierge: statues agenouillées d'Albert de Gondi, duc de Retz, maréchal de France (1522-1602), et de Pierre, cardinal de Gondi, évêque de Paris (1532-1616); sur le côté, à dr., fresque du XIV' s., restaurée par Maillot; - derrière le maître-autel, statue tombale de l'évêque Matiffas de Bucy; - chapelle Saint-Marcel: tombeaux du cardinal de Belloy, par Deseine; de Mgr de Quelen, par GeoITroy-Dechaume; en face, contre la grille du chœur, mémorial du cardinal Suhard (t 1949); - chapelle Saint-Louis: tombeau du cardinal de Noailles, par Geoffroy-Dechaume; - chapelle SaintGtrmain : tombeau de Mgr de Juigné, d'après Viollet-le-Duc, dans la chapelle précédant la porte Rouge, monuments de Mgr de Beaumont et du maréchal de Guébriant, priant du cardinal Morlot.

CHAPELLES DU COLLATÉRAL N.- Chapelle 8 : pierre tombale du chanoine Etienne Yver; le défunt est figuré nu et rongé par les vers, puis ressuscitant et implorant le Christ; - chapelle 9 : les Fils de Scéva, exorcistes juifs, battus par le Démon, may de 1702, par Mathieu Elyas;
au-dessus de l'autel, le Martyre de Ste Catherine, par J.-M. Vien (1752);- chapelle 10, dédiée à Notre-Dame de Guadalupe (Mexique) : le Prophète Agabus prédisant à St Paul ses soulTrances à Jérusalem, may de 1687, par Louis Chéron; - chapelle 11 : St André tressaille de joie à la vue de son supplice, may de 1670, par Gabriel Blanchard le Neveu; monument du Cardinal Amette par Hippolyte Lefèbvre (1923); - chapelle 12 : la Flagellation de St Paul et de St Silas, may de 1655, par Louis Testelin; chapelle 13: St Paul rend aveugle le faux prophète Barjesu, may de 1650, par Nicolas Loir; sur l'autel, Vierge de Pitié, par Lubin Baugin (XVIIe s.); -chapelle 14: fonts baptismaux exécutés par Bachelet, d'après Viollet-leDuc; la Descente du Saint-Esprit, may de 1634, par Jacques Blanchard; en face, l'Adoration des Bergers, par Jérôme Franck (1585); - sous la tour N., statue de N.-D. de Bonne-Garde, par Vassé (1722).

SACRISTIE DU CHAPITRE ET TRÉSOR - A dr. dans le pourtour du chœur est l'entrée de la sacristie du Chapitre, construite de 1845 à 1850 par Lassus et Viollet-le-Duc autour d'un petit cloître dont les arcatures sont ornées de vitraux (Vie de Ste Geneviève).

Le trésor a reçu une présentation nouvelle en 1963, à l'occasion du 8e centenaire de la cathédrale. Dans les couloirs sont exposés un choix des manuscrits précieux et des ouvrages imprimés que possède encore la Basilique, ainsi qu'un choix de ses ornements sacerdotaux (entre autres, ceux offerts en 1856 par Napoléon III pour le baptême du Prince impérial). On y voit aussi des souvenirs des trois archevêques martyrs, Mgr AfTre, l\Igr Sibour et Mgr Darboy; des souvenirs de Viollet-le-Duc et de son œuvre de restauration (1844-1864), de Paul Claudel (1868-1955) et de sa conver:sion, le 25 décembre 1886.
Dans la salle principale sont réunies les pièces d'orfèvrerie, des XIXe et XXe s. A l'entrée, la Vierge à l'Enfant exécutée par Odiot et offerte en 1826 par Charles X. - Parmi les nombreux calices, ciboires, reliquaires, burettes, aiguières, chapelles, croix de procession, on doit mentionner le reliquaire de la sainte couronne d'épines, exécuté en 1804 par C. Cahier; le porte custode de L. Legay (1814); l'ensemble du C. Cahier offert en 1823 par Monsieur, frère du roi (plus tard Charles X); le calice orné d'améthystes offert en 1823 par les Chevaliers du Saint-Sépulcre; plusieurs pièces offertes par Napoléon III ou exécutées de son temps par la maison Poussièlgue-Rusand, d'après Viollet-le-Duc, notamment un autre reliquaire de la sainte couronne d'épines daté de 1862, et une chapelle à décor de filigranes et d'émaux offerte en 1867 au chanoine Deplace.
Il convient de mentionner aussi les souvenirs des Papes (ciboire de Léon XIII, 1887; ciboire et calice de Jean XXIII, 1961 et 1963) et des archevêques; parmi les dons récents, l'ostensoir des Orfèvres exécuté par Chéret en 1949, et deux œuvres de J. Carpeaux, en terre cuite (Christ en croix et esquisse d'une Déposition cie croix).
La pièce la plus importante est toutefois la Croix Palatine qui est présentée depuis 1828 dans un reliquaire exécuté par Famechon (ainsi qu'un clou de la croix). Elle est ainsi nommée parce qu'elle a appartenu à Anne de Gonzague de Clèves, princesse Palatine, morte en 1684. Elle contient un important fragment de la vraie croix et une lame d'or avec inscription en grec, indiquant qu'elle a appartenu à Manuel Comnène, empereur de Byzance, mort en 1180. Dans la même vitrine sont exposées des reliques de St Louis (sa tunique, sa discipline, un fragment de sa mâchoire et d'une côte).
Les autres reliques, notamment la sainte couronne d'épines acquise de Baudouin II par St Louis, ne sont visibles que durant le carême et la semaine sainte.
Dans la salle capitulaire, on peut voir aux murs une collection de 258 camées représentant tous les Papes depuis St Pierre jusqu'à Pie IX, et trois portraits peints du chanoine de La Porte, du cardinal de Noailles et du chanoine Guillot de Montjoye. Un meuble dessiné par Viollet-leDuc et peint par Perrodin, renferme désormais tous les objets antérieurs à la Révolution: crucifix en ivoire, amphores, reliquaires, calices, châsses, burettes; entre autres une remarquable croix en ébène et cuivre avec Christ en ivoire, attribué à Girardon.
A dr. de Notre-Dame, près du pont au Double, s'ouvre le QUAI DE L'ARCHEvÊCHÉ (304 m), dont la partie O. forme une charmante promenade entre le flanc S. de la cathédrale et le petit bras de la Seine. C'est là qu'était situé l'archevêché, bâti en 1697 par le cardinal de Noailles et démoli par l'émeute en 1831. C'est de là qu'il faut voir le croisillon S. de Notre-Dame et son portail de Saint-Etienne (p. 185), ainsi que le chœur. A l'E., le square de l'Archevêché (4902 m") enveloppe le chevet de la cathédrale qui rayonne splendidement audessus des arbres. Le jardin est orné d'une jolie fontaine ogivale, de Vigoureux (1843; trois anges du sculpteur Kretz, 1954), et du busle de Goldoni (1707-1793).
La pointe orientale de la Cité, d'où la vue est magnifique sur la Seine, l'île Saint-Louis et le chevet de Notre-Dame, est occupée par le petit square de l'Ile-de-France et le mémorial des Martyrs de la Déportation, œuvre émouvante et dépouillée de l'architecte Henri Pingusson, inauguré par le général de Gaulle le 12 avril 1962 .

Deux escaliers étroits descendent à un parvis triangulaire enserré entre de hautes murailles, avec une seule échappée ouverte sur le fleuve, mais scellée de lourds barreaux de fer, qui accentue l'impression d'emprisonnement. Une énorme dalle de béton à très gros grain recouvre la crypte où repose le corps d'un déporté inconnu, amené du camp du Struthof, en Alsace. Au-dessus du tombeau se dresse une statue de métal, aux formes décharnées (Desserpit, sculpteur). Une étroite et sombre galerie conduit le regard vers un point de lumière comme vers une lointaine lueur d'espérance; sur ses parois miroitent 200 000 pointes de cristal symbolisant les 200 000 morts de la Déportation. Des alvéoles renferment des ossements et de la terre provenant de quinze camps d'extermination. Tout concourt à créer l'atmosphère d'horreur et d'angoisse propres à ce lieu.
La rue du Cloître-Notre-Dame longe le flanc N. de la cathédrale. Au n° 10, au rez-de-chaussée de la maison canoniale, le musée de Notre-Dame de Paris qui est une fondation de la Société des Amis de Notre-Dame, rassemble les dessins, tableaux, estampes et médailles relatifs à l'histoire de Notre-Dame. Avec les 5000 documents de la collection Farey légués à la Société, ce musée est surtout un centre d'études et de recherches. Le musée organise plusieurs expositions par an.
Par la rue Massillon, à dr. (bel hôtel du XVIIIe s. au 8, occupé depuis 1740 par la Maîtrise de Notre-Dame), on gagne la rue chamoinesse: 5, à l'angle de la rue Massillon, emplacement de la maison où mourut le poète Joachim du Bellay (1560); - 12, hôtel du XVIIe s. au portail clouté; - 14, où mourut le physiologiste Bichat (1802; inscription);- 16, où demeura de 1924 à sa mort l'abbé Henri Brémont (1865-1933), célèbre auteur de l 'Histoire littéraire du sentiment religieux en France, et où " travailla avec joie" son ami, l'abbé Ernest Dimnet (1866-1954); - 17, où logea Lacordaire; - 22-24, anciennes maisons de chanoines; - 26, curieux passage carrelé avec des pierres tombales. A dr. la pittoresque rue de la Colombe qui garde des traces de l'enceinte galloromaine, joint la rue Chanoinesse à la rue des Ursins, où vécut Racine et qui garde des maisons curieuses: au 19, au fond de la cour, subsiste l'antique chapelle Saint-Aignan, fondée en 1118 par le chanoine de Garlande et qui faisait partie du cloître Notre-Dame; l'édifice, long de 10 m, conserve ses voûtes d'arêtes et quatre intéressants chapiteaux du XIIe s. A l'extrémité E. de la rue des Ursins, à dr., l'étroite rue des Chantres ouvre une belle perspective sur la flèche de Notre-Dame.

Tout ce vieil îlot est un précieux témoin de l'ancienne Cité.
De là, un escalier monte au quai aux fleurs (423 m): au 9, inscription rappelant l'existence ici, très problématique, de la maison d'Héloïse et d'Abélard; au 5 est mort le poète Edmond Haraucourt (1941); au 1, maison habitée de 1908 à sa mort (1963) par le poète Edmond Fleg; au 13 logea Katherine Mansfield, chez Francis Carco. Vers la dr., le quai, offrant de belles vues sur la pointe O. de l'ile Saint-Louis et l'église Saint-Gervais (rive dr.), aboutit au pont SaintLouis qui relie les deux îles.
En suivant au contraire sur la g. le quai aux Fleurs, puis le quai de Corse (100 m), on laisse à g. le marché aux Fleurs, établi sur la place Louis-Lépine (métro Cité) et où se tient, chaque dimanche, un pittoresque marché aux oiseaux.
A l'angle du quai et du boulevard du Palais se trouve le Tribunal de Commerce, grand édifice bâti de 1860 à 1865 par Bailly et dont le dôme octogonal, haut de 42 m (imitation du dôme Renaissance de Brescia, cher à Napoléon III), domine le quartier.
Le boulevard du Palais (220 m), ombragé de platanes, traverse l'île de la Cité du N. au S., en reliant le pont au Change au pont Saint-Michel. Tout le côté O. est bordé par la façade orientale du Palais de Justice, avec la cour du Mai. En face de cette cour s'ouvre la large rue de Lutèce qui rejoint la place Louis-Lépine. Aux n° 7-9, boulevard du Palais, sont les entrées O. de la Préfecture de Police, dont les services occupent, en arrière, la grande caserne de la Cité.

Sous la voûte d'entrée, au 7 J inscription sur marbre résumant l'histoire de la police parisienne: institution de la Prévôté de Paris par Henri 1er (1032), de la lieutenance générale (1667-1674), enfin de la Préfecture de Police (1800).