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Cahier de Paris est un magazine en ligne sur la ville de Paris présentant une multitude d’informations sur les boutiques, restaurants, évènements, hôtels, reportages spéciaux, etc.… Celles-ci sont très régulièrement mises à jour garantissant des nouvelles fraîches aux lecteurs, et vous donne une vue exceptionnelle de cette charmante ville. Tous les magasins et restaurants vous sont personnellement recommandés par notre équipe vivant et travaillant à Paris. Grâce à Cahier de Paris, le touriste devient le temps de son séjour, un vrai « Parisien ».
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Qu'importe les coups de pelle chirurgicaux des promoteurs, qui ont violé ses berges pour y ériger de prétentieuses sentinelles de béton et de verre. Le canal a de la mémoire, "en été comme en hiver", parole de Prévert. Ou quand les feuilles mortes des platanes et des peupliers s'amoncellent sur ses rives, dans la lumière de paille du dernier soleil d'octobre... Même si les mutations industrielles ont sonné le glas du Paris de Carné, Doisneau et Simenon qui animait autrefois ses quais et faisait vivre ses ateliers, de Stalingrad à Bastille. Le Saint-Martin fleure encore, et pour de bon, de bief en écluse, l'histoire d'une césure dans la ville. Celle des quartiers résidentiels de l'Ouest, et du quotidien laborieux des faubourgs de l'Est. Des "docks" chargés de plâtre, des bistrots de mariniers et des filles sans le sou retenant leur désespoir aux fines passerelles de fer. De tous ces destins précaires et parallèles de milliers de Parisiens, qui ont un jour trouvé, loin de Sa Majesté la Seine, un horizon sur cas berges. Un repos sans façon, procuré on ne sait trop comment par cette imitation de rivière longue de 4,5 kilomètres modeste coulée rectiligne creusée de main d'homme dans les entrailles de la capitale, en 1825...

Salutaire défi du canal d'avoir toujours su disputer son âme à son devoir d'utilité. Créé en effet sur ordre de Napoléon pour alimenter la ville en eau et couper la grande boucle de la Seine difficilement navigable, la voie d'eau était, un siècle et demi plus tard, victime de la baisse du trafic. Elle a pour tantéchappé de justesse D'un projet de transformation en autoroute dans les années soixante-dix, en partie grâce à son ouverture à la navigation de plaisance. Des riverains éberlués virent alors, pour la première fois. Une curieuse embarcation. Au bastingage garni de géraniums. Transporter des passagers séduits par une autre perspective de Paris, et attendre à l'écluse... Une gageure Mais le canal a réussi, depuis, à se forger la réputation d'offrir l'une des plus étonnantes promenades au fil de l'eau, an plein coeur de la capitale. Au départ de la Villette, à bord du "Canotier", Steve Zade accompagne chaque jour, à sa manière, jusqu'à la Seine, des groupes de curieux de plus an plus polyglottes. Britannique et "réfugié gastronomique" à Paris, il s'étonne encore. à 53 ans, d'avoir choisi, parmi tant de métiers exercés. Celui de guide sur le canal. A moins que ce ne soit le canal qui l'ait choisi... Dès le début du parcours. à terre. Les voitures patientent déjà au feu rouge pour cause de soulèvement du pont de la rue de Crimée. Sur l'eau, le commentaire amplifié par les haut-parleurs du bateau, coupable de paralyser le trafic, dérape. Facétie du guide, soucieux de préciser d'emblée sa conception du tourisme fluvial "Savez-vous pourquoi, sur la Seine, à bord des bateaux-mouches, les touristes espagnols ont toujours le cou contorsionné vers l'arrière, fixant les monuments situés 2 kilomètres en amont ?"

Perplexité sur les banquettes." C'est à cause de l'historique, enregistré à tour de rôle sur cassette dans toutes les langues...
Quand ils entendent enfin la traduction espagnole, le bâtiment dont on leur pare a déjà disparu derrière les voûtes de deux ou trois ponts" ! Hilarité générale, et certitude d'avoir opté pour une balade décidément peu ordinaire...

En approchant le bassin de a Villette, petit village devenu au siècle dernier le quatrième port de France, un entrepôt muré de la défunte Compagnie des magasins généraux fait dignement faceà un gratte-ciel de trente étages. Télescopage architectural. Le gigantesque hangar, construit en 1885, permettait aux mariniers de décharger directement, depuis les flots, sucre, céréales ou vin d'Algérie en provenance de Rouen. Sur la rive opposée, au pied de l'immeuble, un terrain vague: le frère jumeau de l'entrepôt, à la silhouette surgie d'une ancienne gravure des docks de Liverpool, brûla en un clin d'oeil, jusqu'à la dernière brique, en 1990. Bouleversement ordinaire de la physionomie des berges... Et, de rumeur persistante de riverain, flambée fort opportune pour la foire d'empoigne immobilière...

Animé par la volonté de remplir sa mission d'explication due au canal, Steve évoque l'incendie. A la barre du "Canotier", Gérard Colin, marinier "de naissance", c'est-à-dire élevé comme les huit autres bambins à bord de la péniche familiale, ne souffle mot mais consent. Car, pour tous les marins d'eau douce, les Magasins généraux évoquent des odeurs d'enfance, de poussière de blé dans la cale ou de grains éparpillés sur le pont, après le déchargement. Et surtout des nuées de pigeons qui réclamaient ensuite pitance dans le sillage du bateau. A l'écluse Jaurès, le premier des neuf paliers qui rattrapent les 26 mètres de dénivelée jusqu'à la Seine, le canal semble entrer vraiment dans Paris. Impression renforcée par la Rotonde de la Villette : ce vestige du mur d'enceinte de la ville voulu par les fermiers généraux receveurs de l'octroi (les taxes d'entrée) porte, gravés dans la pierre, les noms des anciens pavillons douaniers : Belleville, Ménilmontant.. Enfin, les battants métalliques "aval" de l'écluse s'entrouvrent sur l'enfilade des quais de jemmages et de Valmy. Des instantanés de ciné-club au son de l'accordéon forcent en même temps le sas des souvenirs. Saisissant d'ingénuité, un pêcheur à la ligne, indifférent au vacarme d'un marteau-piqueur en train d'éventré la rive est, regarde le bateau se faufiler à l'ombre des érables, en direction de l'écluse des Morts.

Au micro, Steve entame un désopilant et macabre préambule. Banale anecdote, à la Maigret, de cadavre retrouvéen pièces détachées dans le canal, quelques années auparavant. "La police, inventive et efficace, ironise-t-il, conclut deux jours après la trouvaille qu'il ne s'agissait pas d'un suicide! ". Plus rigoureux, le commentaire prévu pour le quadrilatère formé par les rues de la Grange-aux-Belles, Ecluse-Saint-Martin, quai de Jemmapes, et rue Louis-Blanc, n'en est pas moins lugubre: le canal n'existait pas encore quand le sinistre et moyenâgeux gibet de Mont-faucon, sis à cet endroit, inspira François Villon pour sa "Balade des pendus". Par bonheur, un gracieux alignement de ponts suspendus en acier dentelé, happé par la verdure entrelacée de la berge, dissipe rapidement l'évocation morbide. Près de l'écluse des Récollets. Clou" de la promenade. l'anticipation rituelle des passagers sur les propos du guide fait fuser le mot atmosphère" sur toutes les lèvres : la façade de l'Hôtel du Nord, qui inspira le roman d'Eugène Dabit et suscita la plus célèbre réplique du cinéma français dans le film de Carné, est toujours là. Même silos lettres en céramique bleu nuit de l'ense

Ligne doivent leur survie, tout comme le couvent des Récollets, à la rébellion d'une poignée de riverains, imperméables à la problématique des élus.

Sur la bordure ouest, l'entrée du petit jardin, seul espace vert du quartier et dernière respiration dans la " muraille" de la rive, fait d'ailleurs toujours l'objet de spéculations... Déjà, on 1858, le baron Haussmann, désireux de couper les voies de repli aux émeutiers, fut le premier à se soucier du lifting des bords de canal. En dissimulant, sans états d'âme, aux fenêtres des immeubles cossus de son nouveau boulevard Richard-Lenoir la vision peu amène de l'insalubrité des quais. Voilà pourquoi, après le pont tournant de la rue Dieu et l'écluse du Temple, le canal, naguère on plein air, disparaît sous terre, jusqu'à la Bastille. Mais malgré l'étrange beauté des halos de clartéverdâtre distillés par les puits de lumière de la voûte Richard-Lenoir, sous le tunnel de 2 kilomètres, le canal agonise. S'il ressort, ébloui, on plein bassin de l'Arsenal, c'est pour mourir, en livrant ses eaux tranquilles au courant exigeant de la Seine.


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